La protection animale au coeur d’Eotopia

Chaque année, 65 milliards d’animaux sont tués pour notre alimentation en Europe et 140 millions d’animaux sont dépecés pour leur fourrure dans le monde. En parallèle, Sandrine, résidente à l’écovillage vegan Eotopia, milite pour la libération animale depuis sa jeunesse. Elle nous raconte comment elle a été sensibilisée à la cause. Témoignage.

Comment a démarré ton combat pour défendre la cause animale ?

Quand j’étais petite, j’ai toujours demandé à mes parents pourquoi on mangeait des animaux. Je ne comprenais pas pourquoi ils finissaient dans nos assiettes. On me répondait qu’ils ne souffraient pas, que leur mort était rapide et que les manger était nécessaire pour rester en bonne santé. Alors j’ai commencé à me renseigner et apprendre que c’était faux. La mort est lente dans les abattoirs, c’est en moyenne 15 minutes. Il y a énormément de souffrance. Alors je suis devenue végétarienne. Puis j’ai continué encore mes recherches et je suis devenu vegan.

Qu’est-ce qui te fait poursuivre cette défense aujourd’hui ?

Avec mon mode de vie vegan, petit à petit, je me suis rendu compte que le problème gagnerait à devenir politique. Etre vegan toute seule n’allait pas changer grand chose. Pour que les problèmes de souffrance animale soient un jour réglés, il faudrait que le débat soit porté et discuté sur la scène publique, à l’échelle sociétale, nationale et internationale. C’est ainsi que j’ai rejoint l’association L214 et que j’ai commencé à militer. Grâce à cette association, le combat contre le spécisme et la libération animale sont entrés dans l’actualité. On commence à enfin ouvrir les yeux sur la réalité de l’élevage, de la pêche et des abattoirs. J’ai aussi écrit des livres et organisé des événements avec des artistes pour informer sur cela.

En quoi la vie à Eotopia est-elle en adéquation avec la défense des animaux ?

Eotopia est un écovillage vegan. C’est un collectif, une communauté ouverte sur l’extérieur, où l’on accueille les visiteurs qui peuvent ainsi découvrir le véganisme. Cela donne de la visibilité à la cause. Dans nos statuts, nous avons décidé de dédier un hectare pour sauver des animaux d’élevage comme les poules. On aimerait avoir des vaches et des moutons mais on n’a pas la place avec notre jardin en permaculture. Nos poules seront ici en totale liberté et en sécurité. Par ce biais, on aimerait expérimenter et faire connaître de nouvelles relations humain / animaux, où les uns comme les autres, quelque soit leur espèce, apportent et reçoivent à la fois, sans qu’aucun ne se sente exploité… Plus les gens peuvent nouer des relations avec des animaux et moins ils les considèrent comme des objets qu’on peut consommer sans vergogne. Voir des poules déplumées, malades, puis les voir guérir et être libres, monter aux arbres. C’est formidable. Se rendre compte que voir des animaux heureux…. rend heureux.

Pour en savoir plus 

Eotopia, un écovillage vegan au pays des cigognes
L’association L214 qui milite pour la libération animale
L’élevage, atout ou malédiction pour le climat ?